L'écriture, une pratique corporelle
- Sébastien Delaunay
- 13 nov. 2024
- 1 min de lecture
En l'absence d'interface cerveau-machine, l'écriture s'appréhende comme une activité corporelle à part entière. Nos mains forment le signe quand le cerveau élabore la pensée scripturale. L'auteur, souvent privé de jambes, peut s'émanciper de cette paraplégie provisoire en vue d'une écriture-debout. Le flot d'hormones qui accompagne la somatisation de notre imaginaire traduit l'incessible corporalité à l'œuvre au cours du processus d'écriture. Que nous écrivions du bout de nos doigts ou de nos paumes repliées, sous la dictée ou par la pensée, notre corps joue le rôle d'un traducteur fantastique dont le talent n'est rien d'autre que de rendre réel une pensée et d'en offrir la trace unique et indélibile dans la matière.









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